Henry David Thoreau · Walden ou la Vie dans les bois
Où j’ai vécu et pourquoi j’ai vécu
Ce que dit ce chapitre
Thoreau se souvient d’abord d’avoir acheté en imagination bien des fermes des environs, et d’avoir presque acheté pour de bon la ferme Hollowell, dont il n’a finalement joui qu’en pensée. Le 4 juillet 1845, il s’installe dans la cabane qu’il a bâtie au bord de l’étang de Walden. Il décrit le pouvoir du matin qui réveille, puis explique pourquoi il est allé dans les bois : pour vivre de façon réfléchie et n’affronter que l’essentiel. Il critique une vie usée par les détails, la hâte à construire des chemins de fer et la soif de nouvelles, appelle à la simplicité et invite à percer préjugés et apparences pour toucher la réalité. Le chapitre se termine sur « Le temps n’est que le ruisseau où je vais pêcher ».
Original anglais
Our life is frittered away by detail. An honest man has hardly need to count more than his ten fingers, or in extreme cases he may add his ten toes, and lump the rest. Simplicity, simplicity, simplicity! I say, let your affairs be as two or three, and not a hundred or a thousand; instead of a million count half a dozen, and keep your accounts on your thumbnail.
Traduction française
Notre vie s’émiette en détails. Un honnête homme n’a guère besoin de compter au delà de ses dix doigts, ou, dans les cas extrêmes, il peut y ajouter ses dix orteils et mettre le reste en bloc. Simplicité, simplicité, simplicité ! Je vous le dis, que vos affaires soient au nombre de deux ou trois, et non de cent ou de mille ; au lieu d’un million, comptez une demi-douzaine, et tenez vos comptes sur l’ongle du pouce.
Henry David Thoreau · Walden ou la Vie dans les bois · Où j’ai vécu et pourquoi j’ai vécu · ¶ 20
Traduction et notes préparées avec une IA à partir de l’anglais pour cette sélection. Il ne s’agit pas d’une traduction publiée. Les présentations et commentaires ne font pas partie des citations.